500 millions d'euros pour un lifting des barrages...
Un rapport confidentiel édité par la direction production et ingénierie hydraulique d'EDF qui a été dévoilé par le magazine Capital, indique que près de la moitié des 450 barrages exploités par EDF sont dans un état très vétustes. EDF semble avoir pris au sérieux ce rapport, indiquant dès aujourd'hui qu'il allait dégager 500 millions d'euros pour mettre en place un programme de maintenance, le groupe comptant investir cette somme sur une période allant de 2007 à 2011.
Dans un communiqué, le groupe explique : "EDF a décidé d'engager un programme considérable d'investissements de maintenance pour un montant global de 500 millions d'euros sur la période 2007-2011. Cette décision du président d'EDF a d'ailleurs été inscrite au plan moyen terme des investissements du groupe".
Pour une centaine des barrages concernés par la vétusté, la situation revêt un caractère d'urgence. Ils sont en effet jugés dangereux et risquent de provoquer à court terme des affaissements de terrain, des destructions de routes et des inondations de villages comme conséquences possibles. Ces dangers se concentrent bien-sûr dans les régions de montagne; à savoir les Alpes, le Massif Central et les Pyrénées.
Par Clément RIEU
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Doublement du marché français du solaire photovoltaïque
Le marché français du solaire photovoltaïque a doublé en 2006, à près de 30 mégawatts, a annoncé hier l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie. Le doublement des tarifs d'achat annoncé en juillet, associé à un crédit d'impôt de 50 % du montant de l'investissement pour les panneaux solaires, a stimulé la croissance de ce marché.
Par Clément RIEU
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La Suisse continue sur la voie du nucléaire
La Suisse doit miser sur l'amélioration des rendements énergétiques et l'efficacité des appareils, puis promouvoir les énergie renouvelables, mais le nucléaire et les centrales combinées à gaz restent des "nécessités" pour éviter les pénuries prévues dès la fin de la prochaine décennie, a estimé mercredi le conseiller fédéral (ministre) de l'Energie, Moritz Leuenberger.
Il s'agit bien de décisions claires du Conseil fédéral et non de perspectives abstraites, a-t-il précisé en présentant les grandes lignes de la stratégie du gouvernement en matière d'énergie. Un plan d'action détaillant les moyens et objectifs devrait être élaboré d'ici à la fin de l'année.
Diverses taxes sont à l'étude. A moyen terme, des réductions de la consommation de 15 à 30% devraient être obtenues, notamment dans les domaines des transports et du chauffage.
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/economie/20070221.FAP5087/la_suisse_continue_de_miser_sur_le_nucleaire.html
Le monde des affaires se mobiliserait-il aussi pour le climat ? (Reuters)
Une centaine d'entreprises, d'organisations non gouvernementales et d'experts du monde entier ont adopté mardi un plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre, tout en exhortant les pouvoirs publics à agir d'urgence contre le réchauffement climatique.
"Les responsables politiques sont à la traîne de la communauté des affaires", a affirmé Jeffrey Sachs, économiste à l'université américaine de Columbia, s'adressant à la presse au nom de la Table ronde mondiale sur le changement climatique ( Global Roundtable on Climate Change). L'organisation, qui a entamé ses travaux en 2004, présentait ses premiers résultats. L'objectif est de fixer le cadre de la lutte contre le réchauffement pour tous les pays, a poursuivi Sachs, soulignant que rien ne serait possible sans une participation active de la Chine.
L'économiste, qui dirige l'Institut de la Terre, voué au développement durable, s'est toutefois dit convaincu que les pays en plein "boum" économique, tels que la Chine ou l'Inde, allaient s'associer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. L'organisation, qui regroupe notamment des acteurs de l'industrie des transports, de l'énergie et des technologies, a invité les gouvernements à adopter des objectifs précis en la matière et à tarifer les émissions de gaz à effet de serre pour les dissuader.
L'"autoroute ferroviaire" va être lancée le 29 mars
Le premier train de l'"autoroute ferroviaire" Perpignan-Luxembourg sera lancé le 29 mars prochain. Cette liaison de ferroutage de mille kilomètres transportera des semi-remorques du nord au sud de la France à bord de trains équipés avec les wagons articulés surbaissés conçus par Modalohr, filiale du groupe alsacien Lohr. (Source AFP)
Pour ce qui ne sont pas familiés avec le ferroutage... je vous renvoie à la définition de Wikipedia :
Le ferroutage, ou transport « combiné accompagné » est un terme générique désignant l'ensemble des techniques qui permettent de charger des camions complets sur un train : tracteur + remorque + chauffeur. À ne pas confondre avec le transport de conteneurs ou « combiné non accompagné ». Le ferroutage est actuellement utilisé essentiellement pour le passage d'obstacles naturels, montagnes ou bras de mer (Tunnel sous la Manche), mais il existe des projets de ferroutage de longue distance destinés à réduire la pollution et désengorger les autoroutes. Ce mode de transport est largement répandu en Europe pour les longues distances entre Allemagne du nord et pays du sud, particulièrement lors du transit des poids lourds à travers la Suisse. En France le développement du ferroutage a toujours été l'objet de déclarations de volonté politique sans que cette volonté ne soit traduite dans les faits : les raisons invoquées ont été multiples comme l'inadaptation de l'infrastructure et des matériels ou l'absence de qualité de service de la société nationale.

L'UE va réduire ses émissions de CO2 de 20 %
Sous l'impulsion du bon élève allemand, l'Union Européenne s'est engagée hier soir sur les réductions de rejets de gaz à effet de serre pour l'après-Kyoto. Les vingt-sept ministres de l'Environnement européens se sont mis d'accord pour réduire de 20 % « au moins » leurs émissions de CO2, d'ici à 2020. Si les autres pays développés, notamment les États-Unis, acceptent de s'aligner sur ces quotas de l'après-Kyoto, les Européens proposent de réduire de 30 % en moyenne leurs émissions de gaz à effet de serre.
Cet accord, que l'on peut qualifier d'inattendu, a été obtenu sous la pression conjointe de la présidence allemande de l'UE et de la Commission européenne, qui ont fait de la lutte contre le réchauffement climatique l'une des priorités de ce sommet de mars.
Afin qu'elle ne compromette pas l'accord européen, la Pologne a été félicitée par la présidence : « avec 31 % de réduction, la Pologne a un comportement exemplaire ! » a souligné le ministre allemand. Dans un autre style, la Finlande, avec la pression de son industrie du papier, très polluante s'est aussi durement battue pour empêcher cet accord.
Tout l'enjeu des négociations est de reconduire, en les durcissant, les objectifs du protocole de Kyoto qui prend fin en 2012, en y entraînant si possible les États-Unis.
Ci-dessous la carte mondiale des émissions de CO2 de Siences-Po Paris...
Tout un programme pour les années qui suivent...
http://www.sciences-po.fr/cartographie/cartes/monde/environnement/70_rejets_co2_taux_2002.jpg
Par Clément RIEU
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Naufrage de l'Erika: triste rappel des faits
Le 12 Décembre 1999,
A 6 heures du matin, le pétrolier Erika se brise en deux au large de la pointe de Penmarc'h, en Bretagne. Les membres de l'équipage, 25 marins au total d'origine indienne, sont sauvés. Le bateau libère environ 20 000 tonnes de fioul, qui polluent des centaines de kilomètres de côte.
Le 15 Décembre 1999,
Le parquet décide d'ouvrir une information judiciaire contre la société TOTAL. Elle échoit au parquet de Paris plutôt qu'à un ressort de la côte. En effet, le naufrage s'est déroulé dans la zone économique française, et non pas dans ses eaux territoriales.
Le 7 Novembre 2001,
Près de deux ans après les faits, la société Total est finalement mise en examen; le procès attendra encore pour ne s'ouvrir finalement que depuis une semaine... Soit plus de cinq années après la marée noire...
Procés de l'Erika : les pouvoirs publics aboient... La justice passe... Les pétroliers passent et repassent...
TOTAL se dit ni responsable ni coupable du naufrage de l'Erika...
Au cours du procès du naufrage de l'Erika, la compagnie Total a une fois de plus rejeté toute responsabilité. A la cloture du troisième jour de procès, le président sortant du groupe, Thierry Desmarest, a pointé du doigt la responsabilité de la société italienne de classification du bateau, le Rina, également prévenue.
Il a déclaré à la presse: "Nous pensons que le Rina, en certifiant ce bateau dans un état dans lequel il n'était pas en fait et il le savait, a une responsabilité particulière".
De leur côté, l'armateur Giuseppe Savarese et le gestionnaire Antonio Pollara ont bien-sûr minimisé leurs responsabilités.
"J'ai toujours confié les tâches techniques à des tierces personnes car je n'ai pas les qualifications", a déclaré l'armateur. Dans une bataille de chiffres avec le président du tribunal, Jean-Baptiste Parlos, il s'est défendu d'avoir été financièrement aux abois au moment du drame, argument développé par l'accusation qui lui reproche d'avoir utilisé l'Erika à outrance pour le rentabiliser.
Quant au gestionnaire, certes la société Panship où il travaillait avait passé contrat pour gérer le navire et cela incluait notamment le service technique, les visites périodiques ou les négociations avec les chantiers navals. "Mais, dit-il, je n'étais que président du conseil d'administration, à qui je devais référer. Les bateaux appartenaient aux armateurs, pas à moi, ce n'est pas moi qui commandais".
En bref, tout le monde est à coeur de prendre ses responsabilités...
Il semble donc que ce procès, qui d'après de nombreux observateurs doit durer plusieurs mois, n'apportera pas de réponses aux victimes...
Du Codevi au Livret de Développement Durable
Depuis le 1er janvier 2007, le compte pour le développement industriel (codévi) est remplacé par le livret de développement durable, utilisé notamment pour financer des travaux d’économie d’énergie dans les bâtiments anciens. Son plafond est fixé à 6000 euros. Il ne peut être ouvert qu’un livret par contribuable ou un livret pour chacun des époux ou partenaires liés par un pacte civil de solidarité, soumis à une imposition commune. C’est ce que précisent deux textes réglementaires publiés au Journal officiel du jeudi 8 février 2007. Ils font suite à l’article 30 de la loi de finances rectificative pour 2006.
Le ministre de l'Economie, Thierry Breton, a rappelé que l’épargne défiscalisée ainsi accumulée sera utilisée par les banques dans les usages suivants : pour les PME au moins autant que dans le CODEVI actuel ; et - ce qui est nouveau - pour des prêts aux particuliers et aux copropriétés afin de réaliser des investissements favorables à l’environnement (comme des appareils de chauffage utilisant des sources d'énergie renouvelables).
Toujours d'après le ministère, dès 2007, "1 milliard d’euros au minimum devrait ainsi être prêté par les banques pour des utilisations orientées environnement".
Ce livret développement durable proposé par Nelly Olin permettra à l'image de ce qui se pratique dans certains pays d'Europe du nord d'impliquer les citoyens comme contributeur à la protection des ressources naturelles et des biens publics. Il a vocation à s'étendre à d'autres investissements domestiques (récupération des eaux de pluie) ou a la gestion de la biodiversité.
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