Energies

Vendredi 1 décembre 2006

Le Ministre délégué à l'Industrie remet les premiers certificats d'économies d'énergie français

Introduits par la loi d'orientation sur l'énergie visant à diminuer de 2 % par an d'ici à 2015 la consommation d'énergie en France, les premiers certificats d'économie d'énergie viennent d'être remis par François Loos à Electricité de Strasbourg.

Le Ministre délégué à l'Industrie M. François Loos a délivré, le 18 novembre dernier, les premiers certificats d'économies d'énergie français à Electricité de Strasbourg.
Introduits par la loi d'orientation sur l'énergie du 13 juillet 2005 visant à diminuer de 2 % par an d'ici à 2015 la consommation d'énergie en France conformément au protocole de Kyoto, les certificats d'économies d'énergie ont pour but d'inciter les fournisseurs d'énergie à promouvoir les économies auprès de leurs clients. Pour cela, les énergéticiens ont l'obligation de réaliser des économies d'énergie et plusieurs moyens sont à leur disposition : faire des économies sur leurs propres installations, inciter leurs clients par de la sensibilisation ou des aides financières ou encore en achetant des certificats d'énergies revendus sur le marché.

 

 

Par Clément RIEU
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Jeudi 4 janvier 2007

La Réunion se met enfin aux énergies renouvelables ??? L'eau a coulé sous les ponts depuis la naissance d'Odeillo...

Avec un peu plus de 6.000 panneaux répartis sur une surface de 10.000 mètres carrés et bénéficiant d'un ensoleillement annuel moyen de 1350 heures, la nouvelle centrale Réunionnaise produira 1,35 mégawatt par an. En matière de photovoltaïque, la Région vise d’ici 2025 un parc photovoltaïque de 100 MW avec une progression de 5 MW par an contre 2 MW en 2005.

On comprend qu'une région comme la Réunion s'intéresse particulièrement à cette énergie : c'est, en effet, une des zones les plus ensoleillées de France mais il ne faut surtout pas oublier que depuis juillet 2006, on assiste à une hausse du tarif de rachat de cette énergie... Des régions comme la Cerdagne avec le four solaire d'Odeillo (non loin de Font-Romeu) n'ont pas attendu ces événements pour se recentrer vers cette énergie propre... En effet, depuis 1970, le four Solaire d'Odeillo est un laboratoire du CNRS sur la thermique à haute température, les systèmes caloporteurs, la conversion de l'énergie, le comportement des matériaux à haute température dans des environnements extrêmes ...

Par Clément RIEU
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Dimanche 21 janvier 2007

Un nouveau cadre réglementaire pour développer l'hydroélectricité

La première énergie renouvelable en France avec l'avantage d'être modulable :

L'hydroélectricité est aujourd'hui la première filière de production d'énergies renouvelables en France, représentant 14% de la production d'électricité. Parmi les énergies, la filière hydraulique comprend les grands barrages, les usines marémotrices, les petites centrales au fil de l?eau et les moulins à eau. L'hydroélectricité fait partie des 5 familles des énergies renouvelables avec le solaire, l?éolien, la biomasse et la géothermie.
L'hydroélectricité est la deuxième source d?énergie renouvelable dans le monde.Cette énergie bénéfice d'un énorme avantage,  malgré son poids relatif par rapport à l'énergie nucléaire. En effet, l'hydroélectricité a l'énorme avantage d'être modulable. Les réservoirs hydroélectriques permettent le stock de l'énergie qui peut, selon les besoins, être mobilisée très vite. Contrairement à l'énergie nucléaire, l'électricité de source hydraulique atteind sa production nominale très vite (en 3 minutes contre environ 40 heures pour un réacteur nucléaire). Cette forme de production d'électricité permet ainsi de limiter des pannes de grande ampleur comme  la panne électrique qu'a connu l'Europe le 4 novembre 2006 : pour exemple, même les "petites" micro-centrales privées de montagne de départements comme l'Ariège, utilisées quotidiennement pour l'alimentation de communes ont permis d'obtenir le retour de l'électricité plus rapidement que des zones plus urbaines moins enclavées.

Encore d'autres atouts :

Outre le fait d'être modulable, il faut savoir que l'énergie hydroélectrique est une énergie renouvelable, stockable, nationale et non productrice de gaz à effet de serre qui pourrait donc avoir une place importante dans le mixte énergétique français et aider à la réalisation des objectifs de l'hexagone qui sont de consommer 21% d'électricité issue de sources renouvelables d'ici 2010.

Un rapport pour une évolution du cadre réglementaire :

Le "haut fonctionnaire de développement durable" du ministère de l?économie, des finances et de l?industrie, Fabrice Dambrine, a été chargé par le ministre d?une mission de coordination des actions du MINEFI dans le domaine de l'eau, avec pour objectif plus spécifique de lancer, avec la direction générale de l'énergie et des matières premières (DGEMP), une étude sur les perspectives de développement de la production hydroélectrique en France. Ce présent rapport analyse notamment les enjeux et le potentiel de l?énergie hydroélectrique, énergie renouvelable qui ne dégage pas de gaz à effet de serre. Il revient également sur le contexte réglementaire de développement de l'hydroélectricité ainsi que sur les conditions de son futur développement.

Selon ce rapport, la France pourrait produire 23 TWh de plus en renforçant ces installations actuelles comprises en 10 et 50 MW ou en en construisant de nouvelles. Il serait également possible de produire de l'énergie supplémentaire supplémentaires grâce à la petite hydraulique comme les micro-centrales et en rénovant les moulins inexploités sur les rivières françaises. En effet, ce rapport comptabiliserait 30.000 moulins pouvant accueillir des installations hydrauliques.

Le conflit entre intérêts énergétiques, économiques et environnementaux : l'exemple de la Guyane française

Les résultats de dix ans d'études d'une équipe de l'IRD sur le barrage de Petit Saut en Guyane française sont consternants. À partir des comparaisons des espèces présentes, de leur alimentation et de leurs stratégies de reproduction, avant et après la mise en eau du barrage, les chercheurs ont mis en évidence une diminution significative de la diversité piscicole à l'aval du barrage, en relation avec les modes de vie des poissons. Les barrages sont des outils de développement économique, ils sont donc souvent implantés dans des régions à forte densité de population où les rivières ont un intérêt crucial. La question de leurs impacts sur l'écosystème reste donc majeure.
La décision d'utiliser l'énergie hydroélectrique en Guyane française fut prise par EDF dans les années 70 afin de répondre à la demande croissante en énergie pour le centre spatial guyanais. Un barrage sur le fleuve Sinnamary a été mis en activité en 1994 au lieudit Petit Saut, situé dans le centre du pays à 60 km en amont de l?estuaire.


Les impacts d'un barrage sur les caractéristiques physiques et chimiques de l'environnement aval sont importants. En particulier, il interrompt le cours normal de la rivière et modifie le régime de crues naturelles. Les chercheurs ont observé une nette diminution du nombre d'espèces présentes après la mise en eau du barrage, avec 10 espèces disparues sur une moyenne de 45 capturées avant le barrage. Deux espèces, non observées jusque-là, sont apparues après fermeture du barrage. De plus, une analyse des similarités pré et post-barrage a montré que les espèces abondantes étaient très différentes d?une période à l?autre.

Cette étude a permis de montrer que les stratégies vitales des espèces, la recherche d'alimentation et la reproduction, et leur répartition au sein des peuplements jouent un rôle significatif dans leur maintien au sein du milieu : celui-ci déterminerait, dans une certaine mesure, l'organisation fonctionnelle des peuplements de poissons. Cette approche par le biais des stratégies permettrait de s'affranchir de la composition faunistique propre à chaque rivière et ainsi d'avancer des prévisions généralisables sur le devenir des poissons en aval des barrages.

 

Par Clément RIEU
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Mardi 23 janvier 2007

Areva se lance dans l'énergie éolienne

Areva, le groupe français leader mondial du nucléaire a annoncé lundile lancement d'une OPA amicale sur le fabricant d'éoliennes allemand REpower Systems, dont il détenait déjà 29,9 %. Cette opération devrait revaloriser REpower à 850 millions d'euros. Ce frabiquant d'éolienne, installé en Allemagne est le quatrième opérateur européen.

« Nous élargissons très clairement notre gamme de solutions énergétiques. De manière très cohérente puisqu'il s'agit de deux sources d'énergie ne dégageant aucune émission de CO2 », souligne Jacques-Emmanuel Saulnier, le porte-parole d'Areva dans le Figaro.

Le groupe nucléaire voit également dans cette OPA, une complémentarité avec sa filiale transport et distribution (T & D), celle-ci produisant des systèmes de transmissions dédiés aux éoliennes. Celui-ci a déclaré dans un communiqué que l' énergies nucléaire et éolienne sont complémentaires dans un mix-énergétique équilibré, l'une fournissant une énergie compétitive en production de base, l'autre une énergie complémentaire au gré des conditions climatiques, l'une et l'autre sans émission de gaz à effet de serre.

A méditer ???



 

Par Clément RIEU
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Mercredi 21 février 2007

 L'UE va réduire ses émissions de CO2 de 20 %

Sous l'impulsion du bon élève allemand, l'Union Européenne s'est engagée hier soir sur les réductions de rejets de gaz à effet de serre pour l'après-Kyoto. Les vingt-sept ministres de l'Environnement européens se sont mis d'accord pour réduire de 20 % « au moins » leurs émissions de CO2, d'ici à 2020. Si les autres pays développés, notamment les États-Unis, acceptent de s'aligner sur ces quotas de l'après-Kyoto, les Européens proposent de réduire de 30 % en moyenne leurs émissions de gaz à effet de serre.

Cet accord, que l'on peut qualifier d'inattendu, a été obtenu sous la pression conjointe de la présidence allemande de l'UE et de la Commission européenne, qui ont fait de la lutte contre le réchauffement climatique l'une des priorités de ce sommet de mars.

Afin qu'elle ne compromette pas l'accord européen, la Pologne a été félicitée par la présidence : « avec 31 % de réduction, la Pologne a un comportement exemplaire ! » a souligné le ministre allemand. Dans un autre style, la Finlande, avec la pression de son industrie du papier, très polluante s'est aussi durement battue pour empêcher cet accord.

Tout l'enjeu des négociations est de reconduire, en les durcissant, les objectifs du protocole de Kyoto qui prend fin en 2012, en y entraînant si possible les États-Unis.

Ci-dessous la carte mondiale des émissions de CO2 de Siences-Po Paris...

Tout un programme pour les années qui suivent...

http://www.sciences-po.fr/cartographie/cartes/monde/environnement/70_rejets_co2_taux_2002.jpg


 

Par Clément RIEU
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Jeudi 22 février 2007

Doublement du marché français du solaire photovoltaïque

Le marché français du solaire photovoltaïque a doublé en 2006, à près de 30 mégawatts, a annoncé hier l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie. Le doublement des tarifs d'achat annoncé en juillet, associé à un crédit d'impôt de 50 % du montant de l'investissement pour les panneaux solaires, a stimulé la croissance de ce marché.

Par Clément RIEU
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Jeudi 22 février 2007

Vers un OPEP de l'Ethanol ?

Lors de sa prochaine visite le 9 mars dans la capitale brésilienne, on entend dire que George W. Bush devrait proposer au Brésil de créer "une sorte d'OPEP de l'éthanol". Cette opinion est également révélée par le quotidien O Estado de Sao Paulo et reprise dans les colonnes de l'Expansion en France. "Bush veut jeter les bases d'un marché sur l'hémisphère qui garantisse un approvisionnement stable en biocarburants avec une production diversifiée à travers toute la région", assure le quotidien. Des proches du gouvernement brésilien pensent surtout que Washington veut surtout promouvoir l'éthanol dans l'espoir de diminuer l'influence de la diplomatie pétrolière du président vénézuélien.

 

Par Clément RIEU
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Jeudi 22 février 2007

500 millions d'euros pour un lifting des barrages...

Le barrage d'Artouste (Pyrénées-Atlantiques)Un rapport confidentiel édité par la direction production et ingénierie hydraulique d'EDF qui a été dévoilé par le magazine Capital, indique que près de la moitié des 450 barrages exploités par EDF sont dans un état très vétustes. EDF semble avoir pris au sérieux ce rapport, indiquant dès aujourd'hui qu'il allait dégager 500 millions d'euros pour mettre en place un programme de maintenance, le groupe comptant investir cette somme sur une période allant de 2007 à 2011.

Dans un communiqué, le groupe explique : "EDF a décidé d'engager un programme considérable d'investissements de maintenance pour un montant global de 500 millions d'euros sur la période 2007-2011. Cette décision du président d'EDF a d'ailleurs été inscrite au plan moyen terme des investissements du groupe".

Pour une centaine des barrages concernés par la vétusté, la situation revêt un caractère d'urgence. Ils sont en effet jugés dangereux et risquent de provoquer à court terme des affaissements de terrain, des destructions de routes et des inondations de villages comme conséquences possibles. Ces dangers se concentrent bien-sûr dans les régions de montagne; à savoir les Alpes, le Massif Central et les Pyrénées.

Par Clément RIEU
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Mercredi 7 mars 2007

Image:Carte-Mer-d'Aral.pngElle avait perdu 75 % de son volume et avait été déclarée morte. Mais un projet de la Banque mondiale permet enfin à l’eau de remonter – plus vite que prévu...

La scène a des allures de pêche miraculeuse. En équilibre précaire sur leur minuscule barque en bois, une paire de rames et un filet maintes fois rapiécé pour tout équipement, les pêcheurs se lancent par groupes de deux à l'assaut des flots. Leurs traits sont tirés par les heures de travail enchaînées de jour comme de nuit, les visages sont brûlés par le soleil, et les muscles souvent tétanisés par l'effort physique. Mais la récompense est au bout des filets : en quelques heures, les fonds des barques se recouvrent de poissons argentés, certains aussi grands qu'un torse. Il pourrait s'agir d'une banale journée de pêche dans une mer très poissonneuse. Mais la scène se déroule sur la mer d'Aral, une «mer morte» depuis plus de trente ans, victime de l'une des plus grandes catastrophes écologiques du XXe siècle...

Vous vouler lire cet article ?

http://www.liberation.fr/transversales/weekend/204755.FR.php

Par Clément RIEU
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Mardi 13 mars 2007

Vendredi dernier, Brésil et Etats-Unis ont conclu un partenariat pour développer la production et l'utilisation des biocarburants comme l'éthanol, à l'occasion de la visite du président Bush. Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a jugé ce partenariat "véritablement stratégique", après avoir fait visiter à son invité une unité de stockage d'éthanol de la compagnie Petrobras dans la banlieue de Sao Paulo.

De son côté, le président américain a mis l'accent sur l'intérêt d'une diversification énergétique: "si vous êtes dépendant du pétrole venu de l'étranger, vous avez un problème de sécurité nationale. En d'autres termes, la dépendance à une énergie venue d'ailleurs signifie que vous dépendez de décisions prises ailleurs". Ce partenariat vise "l'inclusion définitive de l'éthanol dans le modèle énergétique des deux pays", selon le président brésilien qui s'est déclaré un "partisan quasi maladif des énergies renouvelables".

Par Clément RIEU
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